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vendredi 27 février 2015

Vincent n'a pas d'écailles : le comique aquatique

Les américains vont se moquer de nous ; mais les français vont-ils avoir été conquis par ce pseudo héro d'aquarium ?

Plus proche du mutant que du super héro qui sauve le monde, Vincent, le protagoniste du film Vincent n'a pas d'écailles, nage comme un poisson dans l'eau.
C'est entre le surnaturel et le pur naturel que tente de se mouvoir le premier film du réalisateur Thomas Salvador. L'histoire, très épurée, est celle d'un homme qui devient plus fort au contact de l'eau : il "peut faire pareil, mais en mieux" raconte t-il à sa petite amie lorsqu'il lui avoue son secret. Parce que même si Vincent ne s'épanouit que dans les eaux calmes du lac à côté duquel il a déménagé au tout début du film, il ne veut absolument pas que les autres sachent ce dont il est capable. Il est alors seul à apprivoiser son corps et la nature et le rapport entre les deux ; ce jusqu'au milieu du film où débute une longue course poursuite avec une bande de policiers, qui semblent être moqués gentiment - tout du moins taquinés.
C'est une histoire à plusieurs phases. Il faut d'abord apprivoiser le personnage, raconté au présent et très peu dévoilé. Pas de dialogue ou de relation, voire même de narration, seulement une série de longs plans qui ne riment pas à grand chose à part à confronter la caméra à ce corps, qui n'est que trop peu exploité même dans les danses aquatiques - alors que l'on aurait pu imaginer de longs plans séquence fixes où ce corps s'élancerait dans l'eau, jouant avec l'espace et la dimension liquide. Puis dans un second temps, enfin, une rencontre. Le personnage se confronte à l'autre, et à partir de là le film et l'homme sont clairement portés par le personnage féminin - le dialogue (dé)monté qui révèle le secret est sans doute un dès meilleurs moments du film. Et enfin, un élément déclencheur, assez faible et très attendu, entraîne une très longue course poursuite qui mène à la fuite de l'autre côté du monde. Moïse a coupé la mer en deux et Vincent l'a traversé : une fin dans le même esprit que tout le film, un peu surréaliste et un peu dommage.
Effectivement, il est dommage de mettre autant de séquences de transition dans un film aussi court, mais quand il est porté par un scénario aussi mince, il est peut être difficile d'aller plus loin. Contrairement à son personnage, le film reste en surface. Vincent n'a pas d'écailles et n'a pas grand chose à raconter. Il est cet homme surnaturel ; pas un héros car il ne sauve personne, pas un méchant car il ne fait rien de mal, c'est juste Vincent, dans le monde le plus banal qui soit, complètement au naturel, qui essaient de vivre ensemble. Finalement proche de l'esthétique de Christophe Honoré dans son dernier film, la poésie qui porte Vincent n'a pas d'écailles n'est pas dans les corps, comme on aurait pu l'attendre, mais dans la nature ; et dans ce mystère qui rode, dont on ne cherche pas la réponse. La figure féminine exprime très bien cet émerveillement autour de son petit ami, pure et sensible, sans se soucier du pourquoi et du comment.
Le film évoluerait-il dans une autre dimension, une réalité proche la notre mais légèrement modifiée ? Il y a une part de rêve et une part de désillusion dans ce film qui se laisse porter par une idée "à la française", qui se veut faire du film d'auteur, qui reste finalement pâlot et nonchalant. 
Vincent n'a pas d'écailles, un film de Thomas Salvador
en salle depuis le 18 février 2014 

jeudi 2 octobre 2014

Chronique Cinématographique : Near Death Experience


« Paul tu parles trop et tu ne te suicides pas assez » ; elle est bien cette phrase, et elle ne résume pas si mal ce film. Que dire de plus, mise à part que ce fut mauvais ? Pardon, je n'aime pas ; je veux dire. Voici donc une critique méchante de Near Death Experience !

Near Death Experience est un film avec un acteur et beaucoup de paysages. J'aimerai dire qu'il est entre Into The Wild (où Christopher abonne toute sa vie pour vivre dans la nature) et Le grand soir (où un punk erre dans une zone commerciale) ; mais ces deux films sont très bon ! Celui là ne l'est clairement pas ! C'est une balade, longue et tortueuse, avec un dépressif qui ne crois plus en la vie, qui fait des pyramides de cailloux et qui monte et descend dans la montagne. Ce n'est pas vraiment drôle, pas vraiment triste, c'est plutôt un peu lassant. Cet homme n'avance pas paradoxalement, le paysage n'est pas maîtrisé, les plans sont trop long et pas forcément beau, l'image propose un flou pas très artistique …
Je pense qu'il aurait pu se passer des choses très bien, il y avait clairement moyen de faire tourner la tête du spectateur en le plongeant peu à peu dans un univers ultra chaotique, toujours réel mais perdant peu à peu son sens et ses repéres. La seule image qui rejoins cette idée est celle du ciel avec les montagnes à l'envers, quand le mec s'allonge ; les réalisateurs auraient complètement pu approfondir là dedans, mais c'est mon engouement qui parle ici, parce que l'esprit du film n'est clairement pas celui là. Mais alors quoi ?
La fin est finalement un désastre, je ne sais pas si je devrais en parler. Dans ma tête, j'attendais de lui qu'il retourne dans sa maison et que tout sois comme avant ; un genre de message qui dit qu'on ne peut pas lutter contre la vie ou la société et que ce sursaut de conscience ou d'inconscience ne représente rien finalement dans notre monde. En faite, le mec se suicide en sautant par la porte d'une voiture. Si il y avait eu une progression quelconque, on aurait pu penser que c'est enfin la conclusion de la quête spirituel du personnage, qu'il atteint un certain aboutissement, mais comme il ne se passe jamais rien à par de longs plans sur un type en tenue de cycliste – dans le genre pas joli, voilà quoi – on est juste soulagé qu'il arrive enfin à en finir !


L'idée de base, le concept en quelque sorte, est paradoxalement très intéressant, presque virtuose même, je dirai. Alors peut être que l'échec vient de là ! On peut aisément penser que d'autres personnes auraient pu imaginer quelque chose de ce genre avant : l'histoire d'un homme qui se suicide mentalement ! Difficile de trouver une suite, sans tomber dans le paranormal ni dans un « nouveau look pour une nouvelle vie » ! Voilà je regarde dans le vide, je me penche, je dis « je suis mort » et je repars. Comme si on enterrait notre vie ou notre identité ; que d'un coup, ça y est, on décide qu'on est mort. Alors que faire ? Que se passe t-il a cet instant ? Et bien pour Benoit Deléphine, Gustave Kerven et Michel Houellebecq, clairement, il n'y a rien après la mort !


lundi 1 septembre 2014

Sous la peau de Lucy



Je ne sais pas encore dans quelle mesure je réalise un blasphème en télescopant Under the skin de Jonathan Glazer et Lucy de Luc Besson. Cela  apparaît comme une évidence, pourtant. Au delà de la belle Scarlett Johansson que je jalouse infiniment et qui envahit nos écrans, de partout, il y a pour moi un véritable diptyque cinématographique. Blonde d'un coté et brune de l'autre, l'aventure semble pourtant se croiser : une alien venue sur terre se confronter au humain avec un air froid et bizarroïde et une femme drogué qui carbure à pleine puissance cérébrale avec un air froid et bizarroïde ! Coïncidence ? Je ne crois pas. J'apporterai une nuance sur la drogue dans Lucy (à prendre au sens littérale et figuré)  parce que ce n'est pas un film de drogué ; non ça s'apparenterai plus à une sorte de Macguffin : c'est la drogue qui révèle la jeune femme et la rend surpuissante. De l'autre coté notre Scarlett et sa bouche hébété en permanence  parce que le jeu d'actrice est juste le même exactement, n'est pas un petit génie en herbe mais une alien venue de haut dans le ciel pour chasser les hommes et nourrir sa planète  ou quelque chose dans le genre. Ce qui peut unir les film serait alors bien le personnage de la superbe femme fatale et froide, encore un retour à Hitchcock, mais surtout pour changer, totalement venue d'ailleurs. Il y a comme une force qui pèse sur ces deux films, quelque chose de surélevé : de la transcendance.  



Malgrès ce début d'article un peu sarcastique, j'ai adoré ces films. Il faut préciser. Je n'ai pas complètement compris l'engouement qui s'est créée autour d'Under the Skin que j'ai trouvé certes bizarre mais pas miraculeux. En faite je pense que c'est Lucy qui peut permettre de comprendre cela. C'est un film américain avec ses codes et ses scènes de bagarres pour faire plaisir mais je trouve qu'il y a une dimension psychologique et philosophique très intéressante. Que sommes nous dans l'univers à part des créatures incapable d'utiliser un dixième des capacités qui nous sont donnés ? Le message est très négatif. Lucy apparaît comme la renaissance de l'espèce humaine, comme la seconde première femme à exister  il est d'ailleurs intéressant de noter que c'est une femme. Lucy dévoile donc une question existentiel sur notre positionnement humain. Je suis sorti toute tremblante de la salle en dévisagent les créatures humaines qui passaient dans la rue : une véritable expérience cinématographique. Je regrette néanmoins d'avoir vue Under the Skin avant parce qu'il m’aurait peut être bouleversé si j'avais eu les codes que m'ont inculqué Lucy qui reste un film américain et qui aurait pu être plus audacieux : les images de l'univers sont magnifiques mais l'autre film en propose des encore plus superbe peut être. Dans une harmonie complètement, j'aimerai pouvoir les entre-mêler et les regarder ensemble avec des yeux d'humain et d'artiste. Avec ces deux films je ressort changé, j'ai une image du monde différente, avec plus de recul, quelque chose de nouveau et de palpitant.


dimanche 6 juillet 2014

un article bilan


Regardez moi cette nana avec son air stupide ! Je viens partager du bonheur les enfants. Aujourd'hui je suis actuellement maintenant et pour le reste des temps, l'heureuse détentrice d'un baccalauréat de la section littéraire promotion 2014. So happy guy ! Je vais même me permettre de me vanter un peu, dans l'article précédent je proposais une méthode qui semble avoir finalement faite ces preuves car j'ai eu la très bonne de 17 en philosophie. Chose totalement improbable si on en juge de ma moyenneté permanente qui ne me faisait pas de moi un modèle ultime de la philosophie moderne. Aujourd'hui si, bien sur.
En continuant dans mes réussites, je tient à souligner mon 16 en cinéma (+ les points de facultatif) qui est ma deuxième source de revenue incroyable. Mais ceci n'est qu'une pâle transition pour mentionner ma deuxième VRAI grande réussite : je suis la prise à la Sorbonne (Paris 3) l'année prochaine; je vais donc pouvoir apprendre le cinéma dans la capitale ! Ah Paris, la plus belle ville du monde ! Je compte surtout faire des rencontre (toi gentille parisienne qui lis ces mots je te salut. Laisse moi un joli commentaire alllez !) et puis participer à des projets et puis je veux au moins valider ma licence (c'est à dire faire trois ans). Je me lance donc à la conquête d'un appartement parisien, c'est à dire petit et cher, avec de préférence des toilettes intégrés mais il parait que c'est déjà beaucoup demander. Mais si j'aime toujours Paris plus que tout, mes enfants !
Je suis finalement donc ravie d'être en vacances (parce que c'est cool déjà), mais surtout d'être bachelière (avec la mention bien et à vraiment pas grand chose du très bien ... oui dooomage je sais ok) et puis de pouvoir monter sur Paris l'année prochaine faire ce qui me passionne. Dans un autre domaine qui va tout de suite plus vous intéresser, bande d'ingrat, avec les grandes vacances et ma vie d'étudiante (mon dieu oui maintenant je suis étudiante !) je vais mieux m'occuper de mon blog parce que je commence à vraiment m'accrocher à ce joujoux et je vais (re) ouvrir une chaîne YouTube. Alors oui j'ai déjà eu ça et je crois que sa me manque un peu. J'ai toujours peur du regard des gens mais bon je suis une grande fille et je veux faire ce que je veux. Voilà. 

En attente de la suite, les nouvelles sont finit.

dimanche 25 mai 2014

Chronique cinématographique : Maps to the Stars


Quelques mots, mais vraiment pas trop, pas trop, sur le film de Cronenberg que je me rends compte ne pratiquement pas connaitre. Tout d'abord j'ai été un peu surprise, disons, par la différence de rythme et de programme presque finalement, entre la bande annonce et le film vraiment. La bande annonce sonne un peu comme un nouveau Requiem For Dream recentrer sur la célébrité tueuse, une forme de drogue on la déjà vue ; et c'est séduisant. Mais la vérité c'est que j'avais un peu anticipé le film comme quelque chose à la Woody Allen, proche de son film Blue Jasmine, en fin de compte. Mais ça c'était mon impression du début. Finalement, et sans vouloir spoiler quoi que ce soit, je rapprocherai facilement ce film de La Cérémonie de Claude Chabrol - oui c'est étonnant. 

Alors les enfants, l'histoire est compliqué, mais dans le fond, c'est une critique d'hollywood. Ma fois elle est très intéressante puis ce qu'elle est faite par un mec qui connait ça et c'est magnifiquement bien traité. J'ai été gêné par le jeu d'acteur au début - et puis j'ai eu la très mauvaise idée de ne pas le voir en V.O. ah pauvre de moi - qui paraissait assez faux, trop superficiel, je ne les croyait pas du tout ces stars capricieuses et vulgaires ! Et finalement on rentre peu à peu dans ce monde qui n'existe pas mais qui n'existe (référence nul, merci, ok, c'est bon, voilà) ! Disons que je me suis laissé sombrer. Je pense que c'est le coté paranormal qui permet celà. Parce que c'est un chef d'oeuvre en faite. Il est assez difficile d'aimer ou de ne pas aimer ce film, en faite il est tellement frustrant, parce qu'il est bien fait. Le scénario est formidable, on part de rien avec des personnages insupportables sur un fond de superficialité accablant et puis tout s'entre mêle et on comprend, pas tout, mais on comprends, on réfléchis beaucoup en faite ...


J'ai trouvé un certains nombres de plans magnifiques, il y a quelque chose de grotesque et de sublime dans ce film. On est mal à l'aise face à quelque chose qui semble nous déranger mais aussi nous dépassé. C'est le drame psychologique parfait. 

lundi 10 mars 2014

Chronique Cinématographique : The Grand Budapest Hotel


La nouvelle petite merveille de Wes Anderson le réalisateur qui vit au pays fantastique des choses colorés chorégraphié imaginé. Comme toujours l'histoire est un peu tarabistouqué et ne raconte pas trop grand chose.

C'est d'ailleurs une histoire dans une histoire dans une histoire, avec une fille dans un cimetière, devant la tombe d'un écrivain ; on retrouve l'écrivain qui va dans un hôtel et qui rencontre un homme, un vieille homme qui vient tout le temps dans cet hôtel abandonné où tout le monde (oui y a du monde quand même en faite) est tout seul. Mais l'écrivain et le monsieur âgé vont aller gentillement dîner ensemble, sur un ton de conversation détaché un peu intime tout de même, mis en valeur dans cette immense salle de réception qui à était magnifique autrefois. Ce vieux monsieur quand à lui, à était jeune et en faite c'était lui le Lobby Boy, c'est lui zéro, de son nom. On le retrouve donc dans le passé, en changeant le format des images à de multiples reprises, ce qui est pour moi la chose la plus énervante du monde, à savoir déjà que je râle si le film n'est pas en cinémascope. Mais j'avoue avoir été enchanté par cette histoire d'hôtel tout rose, de garçon à la pomme, d'uniforme violet, de piste de ski, de petits gâteaux mignons confectionné par une jolie petite fille décorée d'une incroyable tâche de vin (dont on ne parle jamais mais tan pis), de fusillade dans les escaliers .... 

Ce que je n'ai pas aimé c'est la musique. Un thème assez oriental et surtout répétitif, très course poursuite géante, presque, qui gâche parfois même les dialogues toujours un peu incompréhensible mais tellement touchant, trop rapide, trop cadencé mais agréable à souhait. C'est une petite mélodie de mot. La musique ne se portait, elle, pas tellement à la "danse" de tout ce petit monde. Je pense que j'attendais quelque chose de plus poétique. D'un autre coté ce sont surtout les personnes qui portent la poétique du film et donc qui en sont sa mélodie. Puis j'imaginais le film dans un huit clos, l'hôtel n'est d'après moi pas assez mis en valeur, pas assez exploité ... car mon dieu, il avait l'aire pire que magnifique ! Wes Anderson dit lui-même avoir était étonné que l’hôtel soit si peu au centre, comme si c'était le personnage principale mais qu'on voulait s'en échapper dans un road movie effréné  Je trouve également que beaucoup d'idées ne sont pas porté jusqu'au bout. La confrérie des clefs par exemple me paraissait très très intéressant et mystérieux et elle tombe un peu comme un cheveux sur la soupe et se soulève de la même manière. C'est un prétexte pour s'échapper, j’aurais aimé que cela soit plus présent tout au long du film. En revanche le personne de Monsieur Gustave H. qui est le concierge d’hôtel par excellence; je l'ai trouvé très fameux ! 


The Grand Budapest Hotel agit comme un conte : dans un pays imaginaire (relié à l'Histoire certe mais sans approfondissement) avec des personnages utopiques et des courses folles pour un tableau clairement ridicule mais qui reçoit dans notre imagination, une valeurs ultime. Wes Anderson à su mettre du renouveau et de la magie dans ses films sans fausses notes, dans un cinéma différent, très coloré mais aussi très formalisé, un autre monde en faite ! J'ai aimé ce coté bluffant et hallucinant, des choses qu'ils faut suivre pour aimer, qui partent dans tout les sens et qu'on est obligé d'accepté : le paradoxe est ici même, ce film est absolument barré, tout s'échappe et pourtant tout est mis en place par le réalisateur qui crée des formes, des courbes et des lignes de fuites que le spectateur peut prendre ou laisser.



Pour compléter et conclure cet article, je vous propose des photos prisent au retour du soleil - joli mois de mars - inspiré par l'univers merveilleux de Wes Anderson et de son Grand Budapest Hotel. Voici donc une tenue sucré mais épicé, animalisé dans les tons pastels. C'est un peu mon interprétation des couleurs de monsieur Anderson. 


veste : h&m / pantalon : new yorker / sac : ebay / haut : taily weijl 
débardeur : mim / collier : pimkie / noeud : fait maison / rouge à lèvre : kiko


vendredi 7 mars 2014

L'article sur les Césars



Choquant ! Je dois avouer que je ne suis pas bien bien contente de la remise des Césars de cette année. Guillaume Gallienne débarque et rafle absolument tout alors que son film est loin d'être un chef d'oeuvre à mon gout. 

Depuis peu, le seul questionnement à la mode semble être celui du genre - pas cinématographiquement, malheureusement - ce qui relève donc d'une question d'identité dans un monde où la sexualité se dit libéré. Personnellement je ne me sent pas toucher par la question. Pire peut être même, je me la pose pas. Je suis attiré par les garçons. Cette question persistante pourrait amener à remettre des choix en question alors qu'ils sont acquis. Doit-on tous se poser la question de quel sexe veut-on dans son lit ? Pour moi ce n'est pas une question à se poser, mais quelque chose qui arrive comme ça. Quelque chose de vrai, très impulsif et irréfléchis. Quelque chose que je n'ai pas mûrit en moi, et qui existe et qui se vit. Je trouve que La vie d'Adèle en est une magnifique démonstration. Parce que ce film est une histoire d'amour, au même titre que Titanic par exemple, c'est pour moi un chef d'oeuvre et bientôt le classique cinématographique de la belle histoire d'amour homosexuel. Parce qu'Adèle est attiré par Emma, et elle s'en fiche et on s'en fiche que Emma et Adèle soit des filles (et qu'Emma ai les cheveux bleu, en passant). Non ce qui compte c'est l'attirance, le rapprochement l'amour. Et ce qui fera la rupture (parce que sans poiler on sait bien qu'elles vont rompre, c'est du cinéma moderne les amis, on ne fais plus le coup de l'amour éternelle pour la vie pour toujours) c'est leur différence sociale, bien plus grave que des histoires de cul, d'hommes ou de femmes. Il y a bien donc là une preuve que quoi qu'il arrive c'est la société (bon disons un certain déterminisme social peut être) qui empêche les gens de s'aimer et d'être ensemble. C'est donc la société qui faudrait d'après moi remettre en question avant de s'interroger sur ses envie sexuelle de façon personnelle et individuel. Je dois me poser une question d'identité mais aussi une question sur le monde dans lequel je vit.

Autre chose, je ne sais pas si j'ai le "droit" de publier cette image mon illustrer mon article, sans la commenter. Elle présente donc nos deux jeunes filles amoureuses, dans l'immense scène de sexe homosexuelle, un record au cinéma, surtout que c'est la séquence consécutive au premier bisous dans le parc, pendant le pique-nique à la rillettes, si je ne m'abuse. Le réalisateur, oui il abuse. Enfin un peu. Le montage est assez exubérant par rapport au reste, autant dire qu'on est surpris. Et puis il a élargis le cadre, que des prises en gros plan pendant tout le film et d'un coup, on arrive à voir deux corps nues, deux femmes ensemble, entrelacé. Mais c'est beau, c'est de l'art. Je trouve que Kechiche arrive à en faire des images sublimes, presque contemplative mais que paradoxalement le spectateur n'arrive pas à voir. Parce qu'il est gêné. Pas comme devant un film pornographique non plus. Je trouve que le spectateur est gêné parce qu'il est face à deux femmes qui font l'amour pour la première fois, et que c'est long et que c'est beau et que c'est leur intimité. En réalité c'est le personnage d'Adèle qui rend le film touchant et effrayant, parce qu'elle est là, parce qu'elle est avec nous, enfin non parce que nous sommes avec elle et que nous la regardons s’émerveiller et changer et son corps vit.



C'est pour tout cela donc que je dirai bien que La vie d'Adèle est le meilleur film de l'année 2013, c'est une oeuvre gigantesque qui a fait battre les cœurs et qui aurait mérité une place plus importante dans la cérémonie des Césars. Et je viens donc vous faire part, non pas des résultats mais de mon palmarès personnelle de jury amatrice. 

Meilleur film : La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche
Meilleur film étranger : Django Unchained de Tarantino
Meilleur réalisateur : Yann Gonzales dans Les Rencontres d'après Minuit
Meilleur acteur : Thierry Lhermitte dans Quay d'Orsay
Meilleure actrice : Emmanuelle Seigner dans La Vénus à la Fourrure
Meilleur espoir masculin : Pierre Niney dans Yves Saint Laurent
Meilleur espoir féminin : Adèle Exarchopoulos dans La Vie d'Adèle
Meilleurs décors : Opium d'Arielle Dombasle
Meilleur montage : La fille du 14 juillet d'Antonin Peretjatko




Ce que je pense du cas de Guillaume (et les garçons) :


Passons à quelque chose de plus fâcheux : pourquoi le film de Gallienne a t-il "volé" autant d'Oscars ? Je suis assez outré, en réalité. Ce n'est pas du tout dans mon habitude de rédiger des critiques carrément méchantes ou rageuses sur les films que je vois. Il y a toujours du bon et du moins bon et du j'aime et du j'aime pas. Là la barre à été placé trop haute ! J'ai vue pleins de films époustouflants cette année, je ne comprends pas que Les garçons et Guillaume, à table ai reçut cinq Oscars. Encore si il y avait eu un prix pour le titre du film, ok. Pour le reste non, ce n'est pas un de chef d'oeuvre ! Je n'ai pas vu le film à sa sortis pour la simple et bonne raison que le sujet ne m’intéressait pas. Bon ok voilà, c'était déjà mal partis, mais bon, il aurait quand même pu être magnifique. Je trouve que Les garçon et Guillaume, à table est une grosse comédie française assez salé avec ma foi un bon jeu d'acteur, bravo Guillaume, mais c'est tout ! Aucune esthétique intéressante ne se dégage du film, Guillaume fait son autobiographie au commencement de sa carrière, sur un fond de rétrospective théâtrale,  une adaptation de son spectacle, sans doute, mais au final sans saveur car juste un peu trop lointaine, un peu trop nouvel. Il admire beaucoup sa mère, qui n'est autre que lui, on pourrait, si on ne l'aimais vraiment pas, interpréter ce choix (seul choix d'ailleur) comme une preuve d’égocentrisme ou comme une pastiche de Psychose, en moins dramatique. L'histoire final est donc celle d'un garçon qui se découvre hétérosexuel alors qu'il ressemble (un peu) à une fille. Il est stigmatisé mademoiselle quoi. On peut oscillé entre le très banal et le très original (paradoxe, c'est suivant les points de vue) mais aussi très stupide, introduit un peu comme un MacGuffin permettant la comédie et finissant sur un propos à la mode. Seul point positif, j'ai trouvé la voix off très bonne, et c'est très rare que je l'apprécie. Ici elle est douce et rigolote à l'image de Guillaume Gallienne qui est un bon comédien, certe, mais qui ne va pas très loin en réalisation. On est proche de la comédie française bon enfant et Gallienne s'affiche plus ou moins comme le nouveau Dany Boon dans le vent !

mardi 25 février 2014

"Dream turns me into a runny bunny"

T O U R N A G E

M A K I N G  O F

Je viens vous faire part quelque peu de mon projet de cinéma, soit mon court métrage de fin d'année. Il était une fois un étudiant en médecine qui faisait des cauchemars et l'important c'est les cauchemars. J'avais déjà plus ou moins présenté ce projet plusieurs fois, notamment dans cet article. Nous avons finalement proposer une installation avec deux spots de lumière, une lumière noire (ultra violet) et une lumière rouge un peu sanguinaire ; en plus de la peinture fluorescente. Nous sommes tous ravies de des plans qui ont été tourné ! Nous sommes actuellement en plein montage et écriture de la musique et ouhla ça nous pose pas mal de problèmes encore et toujours. Néanmoins et même si je devrais garder tout cela un peu plus secret, je vous présente ici quelques photos du tournage. (L(Homme Brisé est un titre provisoire !!!)

"Another day is rising in the blue sky
My heart is beeting because I remind
I did nightmare with a bloody light"





 



samedi 15 février 2014

mon idée sur l'opium


OPIUM d'Arielle Dombasle


"Raymond, j'ai toujours su que tu m'étais prêté et qu'il faudrait te rendre très vite", une des nombreuses belles phrases écrite par Jean Cocteau donne le ton a ce film. Loin d'un biopic car beaucoup plus fou, ce film raconte (non ce n'est pas du tout le mot) la relation entre Jean Cocteau (justement) et Raymond Radiguet. La voix off et les images nous emmène dans l'imaginaire de Cocteau, c'est son point de vue qui est mis en scène, parce que c'est un peu son film, c'est sur lui. L'opium donne le gout de tout ce que nous voyons. Des images oniriques en noir et blanc entre coupe les scènes de bal et celles de débauche dans le Paris des années folles. Raymond semble être le rayon de soleil de Jean. C'est un jeune homme tout à fait charmant et apparemment talentueux et surtout pleins de vie qu'il exploite à travers tout son corps. Cocteau fréquente aussi une quantité de beau monde, dans des bals revisités par des robes stylisés et des figures de fer sur la tête (magique !) où se croisent Coco Chanel, André Breton, Man Ray ... Ce film est par ailleurs mis en scéne de manière insolite, nous plongeant au plus profond de l'être de Cocteau. C'est une comédie musicale où ses poèmes sont mis en musique. Le passage avec la voyante peut aller jusqu’à rappeler du Jacques Demy, quand à la forme du film, sa structure, elle s'apparenterai bien aux film Yves Saint Laurent (sans le coté coupé/décalé, plus Michel Gondry pour le coup). On note également la présence des dessins de Cocteau, reproduit en temps réel. Le film s'ouvre sur un fond noir avec (surement) un système de lumière noir, faisant ressortir le dessin et la main. Une merveille.


Les textes du film sont écrit par Jean Cocteau (et mis en scène, bien sur). On retrouve alors de nombreuses citations sur l'amour mais aussi le désespoir, la mort et la jeunesse que Radiguet lui permet de revivre ou du moins d'observer. Des le début du film, on le voit mort sur l'escalier, couper pas des images de paradis en carton. Il avance alors en arrière, jusqu’à leur rencontre sur la plage, la danse folle, le livre à la mer puis le manuscrit du "Diable au corps". Ce qui est par ailleurs étonnant est que le succès de ce livre est largement visible dans le film, par opposition à ce que fais Jean (j'entend par là la pièce de théatre peut convainquant) qui est un échec affligeant. Il nous parle aussi d'opium, tout le film se dessine autour de cette figure, dans la salon avec la voyante ou encore chez lui, toujours décris joliment, comme une douce dévastation de l'être, mieux que la vie.  

"Objet bizarroïde pour happy few, potentiellement agaçant mais jamais rasoir, Opium dégage le charme étrange et capiteux d'une certaine liberté." (Télérama)

Le plaisir visuel est immense. C'est d'après moi un chef d'oeuvre. L’esthétique et le montage sont deux choses surprenante mais finalement très belle. On se sent plongé dans un univers spirituel d'artiste des années 30, dans la folie et le désespoir quelque chose de délicat et de lugubre en même temps. Et très kitsh ! 


Le film débute et se conclut par la mort de Raymond. Jean est à l’hôpital et tente de se soigner de toute la drogue qu'il prends. L'Opium est une machine à remonter le temps. Au cœur de son esprit farfelu, nous avons alors du mal à comprendre ce qui est et ce qui était, le souvenir et le délire. Il écrit Opium, journal d'une désintoxication. C'est sa descente aux enfers. Raymond l'a tué.


"Car la jeunesse sait ce qu'elle ne veut pas avant de savoir ce qu'elle veut !" (Jean Cocteau)





• De nombreuses citations de Jean Cocteau : http://www.linternaute.com/citation/auteur/jean-cocteau/16985/

jeudi 13 février 2014

CINEMATOSCOPIE #2

Guten Tag, me voici me voilà avec un nouvel article de cinéma. Je ne me lance pas dans une superbement longue critique mais juste dans ce que j'appelle mes "cinematoscopie" c'est à dire un peu ce que j'ai pensé des derniers films que j'ai vue et que l'on encore voir au cinéma. C'est le deuxième article que je fais dans ce genre, j'espère qu'ils vous plaisent.


 The Secret Life of Walter Mitty (Ben Stiller)
Bim voilà je vous balance le titre en version V.O. parce que je trouve qu'il correspond beaucoup mieux au film, que notre petite traduction française ridicule ! Parce que Walter Mitty pour moi, il a plus une vie secrète qu'une vie rêvé. Parce qu'au final il l'a prends en main, Ben Stiller, ce héro, qui arrive à être l'acteur principal et le réalisateur en même temps ! Sans rire, j'adore cet acteur, et disons maintenant cette personne ! J'ai trouvé son film vraiment très bien, pour un film américain ! Y a eu l'aire d'avoir énormément de budget et il est parfaitement géré. Le concept du film fait que les cascade ne sont pas surfaite et inutile, et puis c'est toujours très drôle. Sauf qu'en plus de cela, le film part au Groenland puis en Islande puis en Afghanistan ; il nous propose alors des images absolument magnifique. A part cela, il n'y certes rien de transcendant ou de grosse nouveauté, mais as-ton toujours besoin de cela ? Est ce que cela ne peut pas nous suffir, pour une fois de s'imaginer en Walter Mitty à partir sur un coup de tête et vivre de grande aventure au nom de la photographie ! En parlant de photographie, celle que j'ai choisi pour illustrer mon article ressemble beaucoup à la séquence avec l'avion de La mort aux trousses d'Alfred Hitchcock (ok c'est pas le même délire) je trouve. L'histoire n'a d’ailleurs aucun point commun, absolument. Je l'ai finalement beaucoup apprécié, c'est un film pour se détendre, mais avec des beaux plans et de la surprise, en un mot : charmant !




Yves Saint Laurent (Jalil Lespert)
Même si je suis loin d'avoir trouvé ce film brillant, je l'ai aimé, c'est certain. Après j'en attendais tellement de ce film moi ! Yves Saint Laurent est un biopic qui nous donne surtout comme une couleur locale du personnage. On est loin de la docu-fiction ou autre érudition dans le genre, là on nous lance plutôt des images dans la tête, et des défilés sur fond musical d'opéra ! Alors c'est très très beau. Je regrette de ne pas avoir vue un peu plus des inspirations et du travail du maître  Le passage où il crée ses robes Mondriant est par exemple absolument fabuleux. Mon deuxième regret est d'avoir commencé le film déjà dans la réussite, après le propos n'était pas de le voir devenir célèbre ni de raconter sa jeunesse, mais un petit mot la dessus m’aurai plus. Et j'ai été absolument happé par l'acteur principal ! Alors au début je le trouvé un peu bizarre, presque énervant et finalement absolument sexy. Il a une façon d'être et même un physique très spécial et très tentant qui incarne à merveille Monsieur Saint Laurent. Ma seule rage se porte alors sur la voix off, entre guillemet incarné par Guillaume Gallienne que l'on voit partout depuis qu'il a quitté la comédie française, donc cette voix off je la trouve de trop, elle n'apporte rien, elle raconte juste sur un ton presque pathétique qui nous annonce la mort du personnage principal prématurément. Yves Saint Laurent n'est donc pas un chef d'oeuvre à la auteur du talent de l'homme, le vrai, mais reste un bon film à voir.



Nymphomaniac (Lars Von Trier)
Alors je vous avoue que j'ai pas mal hésité sur ce que j'allais faire de ce film : plutôt un petit paragraphe sur le tas ou bien une super chronique ? En vrai je ne sais pas vraiment quoi dire sur ce film pour l'instant. Par ailleurs, avant de voir le deuxième morceau de ce film coupé à la hache, je pense qu'il est intéressant de donner mon avis premier à son propos. Me voilà donc partit pour parler du (sans doute) film sexuel le plus crue que j'ai jamais vue. J'avoue que ce qui m'a attiré au départ, c'est beaucoup la polémique qu'il y a eu dès la sortis de l'affiche. Quoi : montrer des gens en pleins orgasme ... pour les comparer ou juste les voir ou pire, tenter de ressentir la chose ? Parce qu'on peut transmettre le rire, l'excitation aussi, mais la jouissance ? Surtout que Nymphomaniac n'est pas du tout un excitant ! On ne peut pas parler de scène pornographique parce que rien ne donne envie. L'histoire est celle de Jo, interprété à l'heure actuelle par Charlotte Gainsbourg, qui s'auto-proclame nymphomane compulsive et qui nous raconte sa vie sexuelle depuis l'épisode des grenouilles dans la salle de bain ; le tout entrecoupé d'analogie sur la pêche. Alors oui tout celà à l'aire d'un sacré bazars et l'on peut penser que le réalisateur s'est permis de tout faire, du moment que l'on voyait du sexe ! Et c'est dans le fond, peut être un peu l'idée, une grande fresque sexuelle découpé en chapitre. Ce qui m'a surprise, c'est le carton premier expliquant que Lars Von Trier n'est pas du tout responsable (et le désapprouve  on dirai  du montage final, donc du film que nous sommes en train de voir. J'ai apprécié cette initiative qui est quand même d'après moi une prise de risque  Ensuite la surprise se joue sur le début du film, une minute ou deux d'images noires, sans son, sans rien. C'est vraiment cela qui nous plonge dans le film, paradoxalement. Parce que c'est comme les manèges  on a le temps de s'attendre à tout et on en est quand même pris au cœur et mal à l'aise au final. Je voulais dire aussi que j'avais beaucoup apprécié l'actrice qui jouait Jo une bonne partie de sa jeunesse, je la trouve très ressemblante à Effy Stonem dans Skins ; elle a un coté irréel aussi. Une chose notable, c'est la musique, la bande son est incroyable ! Et je vous assure que ce métal allemand sur un fond sexuellement méchant et cru, sa ne laisse pas indifférent  Il y a quelque chose de très puissant la dedans ! Je pense écrire de nouveau sur ce film, quelque chose de plus complet et plus complexe, une fois que j’aurai mangé les deux volumes. En attendant je ne sais donc vraiment pas si je conseillerai ce film. Il est d'après moi une expérience de cinéma et de sexe.


jeudi 23 janvier 2014

mon idée sur l'enfer


L'ENFER de Henri-Georges Clouzot

L'Enfer c'était l'enfer, il parait. Un truc comme le film le plus cher jamais réalisé. Jamais réalisé au sens propre du terme, ce film n'a jamais atteint la finalité complète. Et je trouve cela effrayant. J'ai été absolument impressionné par ces nombreux, très nombreux essaies, tourné et retourné, donnant à voir des images hypnotique, presque irréel. C'est comme de la drogue, sans drogue. Clouzot à choisit le propos d'un homme jaloux qui devient pire que paranoïaque et lui donne des visions surréaliste, en couleurs pour contraster avec vérité et tout finit vraiment par se mélanger. Le spectateur est loin, le spectateur est dans l'imaginaire torturé du personnages de Marcel, dans un univers psychédélique et terrifiant pleins de couleurs et de personnages aux apparences diabolique. Et tout ça, ce ne sont que des essaies. Je les trouves très en avance sur l'époque, avec des jeux d'hypnoses et de lumière que j'aimerai être capable de produire pour mon propre court métrage de fin d'année (oui j'ai trop d'espoir/ambition, je le sais bien ça) mais j'ai réellement été fasciné par ses nombreuses images transcendantes que l'on croirai tourné dans une autre galaxie. 




Sur toute ces photos extraites de nombreuses bandes d'images filmés, on peut voir surtout l'actrice principale, Romy Schneider, qui joue le rôle d'Odette, la femme de Marcel. C'est elle qui est diabolisé par l'esprit de son mari, sur les images de Clouzot et qui devient une étranges créatures aux lèvres bleues. J'ai eu tendance, un peu bêtement peut être, à l'apparenté à Emma, la copine aux cheveux bleus, dans La vie d'Adèle, je trouve que ce même bleu, qui est une couleurs chaude j'ai envie de dire, renvoi à la même chose et peut être même au même malaise finale, même si malaise n'est pas du tout le mot que je voulais dire. Je trouve en tout cas ce bleu, absolument phénoménale. Il a comme un pouvoir de métamorphosé les gens. Ce qui m'a également évidemment impressionné, ce sont les effets d'optiques ; même un peu vieux jeux aujourd'hui, je trouvent qu'ils vieillissent très bien et qu'ils arrivent parfaitement à capter le regard du spectateur qui s’enfonce profondément à l'intérieur des images, comme si notre cerveau s'enfermait tout seule à l'intérieur. Mais le vrai boum au cœur que j'ai eu s'est fait sur les lumières : le fond noir avec les lumières multicolores tournoyante autour d'Odette qui semble comme transporté. Elle apparaît face à nous comme une vision cauchemardesque et hallucinatoire. 


Au final et de mon point de vue personnel et sans intérêt je suppose, je pense que le film est devenue surtout une expérience pour son réalisateur et une expérience presque de drogue, si je puis dire. Je pense que ce genre d'images peuvent rendre fou. C'est pourquoi je pense aussi que le film final aurait été un merveilleux chef d'oeuvre. J'ai le regret sincère et profond de ne jamais pouvoir voir ce film qui aurait été je le crois une vrai perle du cinéma expérimental signant une réussite. Finalement la réussite n'est pas signé et je ne sais plus trop quoi en penser. Ce film s'affiche finalement comme des rush sans fin, abandonnée comme si l’ouvres étaient infini et qu'elle devait n'être qu'un ensemble d'images obsédante. Ces images sont pour moi un véritable tournant dans ma culture cinématographique. J'aimerai un jour pouvoir réalisé un film dans ce genre là, car c'est notamment pour ce genre d'expérience visuelle et auditive que je voudrai faire du cinéma.






• des essaies réalisé pour le film : http://www.youtube.com/watch?v=iqzXl0fag2w
• le documentaire (complet - en sept parties) réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea  : http://www.dailymotion.com/video/xw94cz_l-enfer-d-henri-georges-clouzot-1-7-deutsche-untertitel_shortfilms


dimanche 12 janvier 2014

Noir, lumière, silence, moteur, ça tourne, action !


Bonjour à tous, lecteur vénérables et vénérés, je vous retrouve en ce début d'année pour un tout premier article. Je devrais effectivement commencer par vous souhaiter une bonne et heureuse et très cool année qui arrive, donc voilà c'est fait. Ne nous attardons pas sur des préliminaires, et passons à autre chose !

Donc comme je vous le dis absolument tout le temps parce que j'adore ça : je suis en terminal littéraire avec option cinéma audio-visuel. Et avec cette jolie option, j'ai la chance de pouvoir louper deux jours de cours dans l'année, pour tourner un court métrage, qu'on a écrit au préalable et qu'on montera au futur (enfin après quoi). C'est effectivement un exercice très intéressant (on a des caméras dans les mains, et des lumières et tout pleins de trucs moitiés psychédéliques et bien cheros) mais assez limité mal grès tout. On ne peut pas tourner n'importe quoi, et surtout on ne peux pas tourner ce qu'on veut ! Cela calme donc assez l'esprit créatif et divagant que je peux avoir parfois. Donc c'est bien moins drôle que ça en à l'aire ! Par exemple notre thème cette année c'est "l'éclat" et moi je voulais faire et tourner un feu d'artifice avec des fusées et tout ! Et non ce n'est pas une idée stupide ou saugrenue, c'est absolument faisable ! Brefouille, rentrons une deuxième fois dans le fond de cette article, on s'en approche les gars, pas de panique ! Donc notre idée générale est de raconter l'histoire d'un étudiant en médecine qui fait des cauchemars ... des cauchemars, oui c'est très intéressant, presque palpitant ! Mais il nous fallait d'après moi, trouver une esthétique particulière. Nous voilà donc partit avec un projet de lumière noire, c'est à dire lumière UV et de peinture fluorescente rouge plus des éléments blancs, qui ressortent donc à la lumière. Le matériel que je vous expose ici semble être du matériel de professionnel de la nuit. 

Je vous laisse le lien du site internet sur lequel j'ai commandé tout ça (pour la maudite sommes de 25€) mais j'ai quand même envie de leur faire de la publicité, parce que je suis hyper satisfaite de la prestation. J'attend à présent mon tournage, pour voir le rendu et tout, il se déroulera fin janvier. J'aimerai très sincèrement savoir ce que vous pensez de tout ce que je viens d'écrire là. C'est un projet qui me tient très très à cœur et je reçoit vraiment que très peu de soutient par rapport à ça. (Je ne peux bien sur pas poster le scénario pour le moment, on le garde précieusement et secrètement entre nous)

Le site de la lumière




dimanche 29 décembre 2013

Le dernier article de l'année 2013

Voici, comme le titre l'indique, surement le dernier article -non pas de toute la vie, non- mais de l'année. Je voulais clôturer sur du cinéma, parce que ... parce que c'est comme ça, j'aime trop ça ! Donc je voulais (aussi) vous faire un classement des meilleurs films de 2013, pour faire un bilan de l'année, et puis je n'y arrive pas du tout. Je suis nul en classement et en plus les films dont j'aimerai vous parler, une première et dernière fois, sont trop différents pour être classé d'après moi, en faite je voudrai pas que le cinéma soit un classement, voilà, c'est un peu comme ça que je pense les choses. Ce qu'il faut savoir donc, c'est que je ne vous parle pas forcément, donc, des meilleurs films mais plutôt de ceux qui m'ont le plus marqué. J'ai essayé de revenir sur l'année complète mais j'avoue que depuis janvier, je ne sais plus tout ce que j'ai vu. Et bien sur je n'ai pas tout vous.


Pour commencer, le film qui m'a le plus marqué cette année, après réflexion, est je pense : La vie d'Adèle, d'Abdellatif Kechiche J'en ai surtout entendu parler après la polémique qu'il y a eu autour un peu avant sa sortie en salle et j'ai directement était le voir au cinéma. Pour moi c'est un superbe chef d'oeuvre. J'ai trouvé ce film magnifique, autant dans son esthétique (les gros plans perpétuels, la fille aux cheveux bleus ...) que dans le scénario, l'histoire d'amour passionnel, la longueur qui ne m'a posé aucun problème, tout m'a vraiment touché ; c'est pour moi le film de 2013.


Rien à voir peut être mais dans le genre américain je pense à Django de Quentin Tarantino qui m'a également beaucoup marqué. Il faut savoir que si il y a un genre que je n'aime franchement pas trop, c'est le Western. Ce film parodique et satirique m'a en outre beaucoup plus. C'est un film à voir. Parce qu'il est drôle et surprenant et que Tarantino c'est le meilleur !


Le dernier film qui serai dans ma catégorie "à ne pas manquer & à voir absolument" ce serai Gravity d'Alfonso Cuaron. Sauf que si vous l'avez manqué, c'est un peu tard. Tout ce joue sur la 3D. Les images, absolument contemplative, sont exceptionnel ! Une merveille pour les yeux, je vous assure, on se croirai dans l'espace (ou au Futuroscope). J'ai été vraiment -mais agréablement- étonné que Les Cahiers Du Cinéma le mettes dans leur top 10. On dirai que comme pour moi, ça a été un des grands films de cette année, le genre qui fait avancer le cinéma !



Je voudrai continuer à vous parler de film grand public avant de rentrer dans la catégorie « bizarre », disons le ainsi. Donc parlons un peu grand spectacle, cinéma américain, pleins d'effets et tout, pour rester dans l'ambiance. Cette année j'ai adoré le film Now You See Me (en français Insaisissable) de Louis Leterrier. A part la fin que j'ai trouvé complètement naze, le reste est absolument fameux. Le scénario m'a beaucoup intéressé et les effets spéciaux sur grand écran sont terrible ! J'ai adoré le coté magie et les explications des tours absolument inimaginable, mais tellement bien ficelé. J'ai trouvé ce film incroyable ! Un autre film américain, que je ne serai où classé autrement, parce qu'on reste un peu dans le thème du cambriolage, c'est The Bling Ring. J'ai aimé le fait que ce soit adapté d'un fait divers (cela fait toujours son effet disons) et puis j'aime le style de Sofia Coppola. J'ai trouvé ce film frais, rock, luxueux, très bling bling.


Ensuite viens le tour des comédies. J'en retient deux française et une anglaise, qui m'ont franchement amusé. La première serai Les Gamins. J'ai absolument adorée ce film, c'est la comédie de l'année ! Le scénario n'est pas à tomber, mais c'est hyper drole. Je suis pas très doué pour décrire les comédie, mais là j'ai beaucoup rit. Le réalisateur, Anthony Marciano à signé son premier film et c'est une réussite, mais surtout un vent de fraicheur et de renouveau, un film très jeune et ravissant. J'en viens à mon deuxième coup de cœur si je puis dire : Quai d'Orsay. Alors je n'aime pas tellement ce que fait Bertrand Tavernier à la base mais ce film, comment il était bien ! C'est vraiment drôle et en même temps, ça en dit long sur la politique. C'est un film très bruyant, très énergique, très distrayant. Bon je vais être brève quand même, il y a déjà un article sur mon blog, à propos de ce film, que je vous invite à consulter. La dernière comédie hilarante que je vous propose à également fait l'objet d'un bout d'article. C'est Il était temps de Richard Curtis, avec un humour très anglais mais aussi y très tendre, j'ai été beaucoup touché par cette comédie un peu burlesque et très surprenante.


Et on arrive à présent à la catégorie que je préfère, celle des films tout à fait bizarroïde mais qui d'après moi, son les plus marquant ! Ce sont surtout les films d'auteurs, il faut dire. Alors comme j'en ai pleins, il faut commencer tout de suite ! Celui qui m'a le plus marqué, clairement, sa a été Les Rencontres d'Après Minuit de Yann Gonzales. J'en parle d’ailleurs dans le même article que le film mentionné juste avant, mais je ne sais pas si je ne regrette pas de ne pas lui avoir consacré quelque chose plus long et de plus beau, plus un hommage. Parce que ce film, c'est comme si il m'avait bouleversé. J'ai beaucoup hésité avant d'aller le voir et j'y ai beaucoup réfléchis après. Il est tellement spécial. Je n'arrive toujours pas à savoir si j'ai aimé ou non, mais en tout cas, j'ai été toute retourné. C'est vraiment pleins d'images fabuleuse, c'est complètement dingue l'effet de ce film ! Il m'a clairement fait quelque chose, il est peut être ainsi pour moi le meilleur film de l'année, enfin sans large public visé.


Il méritait donc au moins un paragraphe, et bien plus. J'en viens à présent aux autres. L'autre film qui m'a laissé chaos devant lui c'est Le Congrès d'Ari Folman. C'est un film moitié film, moitié dessin animé. C'est sa plus grande particularité. Sa deuxième grande particularité, c'est qu'il finit par perdre le spectateur totalement et on finit par ne plus rien comprendre - ou bien je suis bête. C'est donc un film époustouflant au niveau de l’esthétique et de l'imagination (et peut être aussi du propos) mais qui nous laisse un peu sans voix. Je ne pense pas avoir vraiment aimé, vers la fin ça m'a même franchement agacé, mais je reste persuadé d'avoir vue un grand film !


J'aimerai ensuite vous parler d'un tout autre film, oui l'article s’emmêle et les transition se font brève, voir inexistante car illogique, donc c'est Electrick Children de Rebecca Thomas. Déjà j'adore l'actrice, je la trouve magnifique ! L’esthétique du film et l'ambiance général m'ont franchement plu aussi. La bande son, que l'on pourrai certes discuté, moi elle m'a fait rêve (Hanging On The Téléphone) Et même si tout le monde n'ai pas d'accord avec cela, j'ai aimé le principe du conte, dans un monde qui ne nous est que peu connu, et où l'on nous donne comme prétexte et histoire un motif qui ne tient pas debout. Tout ce joue dans un monde plus ou moins réelle, parce qu'il existe, mais il est loin. Le cinéma est un voyage, j'ai beaucoup aimé celui-ci.


Pour finir (mais en faite y a encore des choses après, je sais) j'aimerai parlé d'un film que j'ai parce Les Cahiers Du Cinéma le classé franchement bien dans leur top ten, c'est La Fille du 14 Juillet d'Antonin Peretjatko. Alors pour le coup c'est un film très vieux jeu, comme on pourrait dire. J'ai même un peu pensé aux sous-doués ou aux bronzés en le regardant, haha. Je dirai que sous l’esthétique d'un vieux film, un peu gauchiste même, on a tenté de l'adapté à notre époque actuelle, avec les téléphones portables et les bikinis et les voitures et … Après je ne sais pas si c'était le propos recherché. Le film pose entre autre et plus sérieusement le problème de la crise, crise qui fait que la rentrée est avancé d'un mois. J'ai beaucoup aimé la façon dont l'histoire est raconté et j'ai surtout absolument craqué pour la bande annonce que je trouve sublime.


Enfin et pour finir, cette fois-ci pour de vrai (enfin presque) j'aimerai vous parler du dernier film que j'ai vu. Il s'agit de Le Loup de Wall Street de Martin Scorsèze. Je pense que ce film va vite devenir important pour tout le monde. J'avoue personnellement l'avoir trouvé un peu long. Mais sinon il est très cool. C'est un biopic plus qu'amélioré de Jordan Belfort -qui apparaît en présentateur à la fin- mélangeant finance et débauche dans un monde qui nous parait presque parallèle ou supérieur. Et tout cela est très drôle. Je veux pas tout gâché mais la scène de total camé où Léonardo Di Caprio se roule sur le tapis en parlant anglais sans parlé anglais est pire que géniale ! On peut noter également notre petit français préféré Jean Dujardin qui joue un banquier suisse hors du commun. En un mot, ce film est vraiment bon !

Il faut maintenant et finalement (enfin) que je vous parle des films que je n'ai pas vu. Ouhla l'idée bizarre. Non je veux dire les films que j'aimerai voir, dans un future proche. Parce que malheureusement non, je n'ai pas vue tout les films sortis en 2013, oui quelle tristesse, je sais ! Voici donc la liste de tout les films que j'aimerai voir, et puis je vais les barrer au fer à mesure que je les aurait vu (dans la mesure où je les trouves, les occasions et autre …).