jeudi 13 février 2014

CINEMATOSCOPIE #2

Guten Tag, me voici me voilà avec un nouvel article de cinéma. Je ne me lance pas dans une superbement longue critique mais juste dans ce que j'appelle mes "cinematoscopie" c'est à dire un peu ce que j'ai pensé des derniers films que j'ai vue et que l'on encore voir au cinéma. C'est le deuxième article que je fais dans ce genre, j'espère qu'ils vous plaisent.


 The Secret Life of Walter Mitty (Ben Stiller)
Bim voilà je vous balance le titre en version V.O. parce que je trouve qu'il correspond beaucoup mieux au film, que notre petite traduction française ridicule ! Parce que Walter Mitty pour moi, il a plus une vie secrète qu'une vie rêvé. Parce qu'au final il l'a prends en main, Ben Stiller, ce héro, qui arrive à être l'acteur principal et le réalisateur en même temps ! Sans rire, j'adore cet acteur, et disons maintenant cette personne ! J'ai trouvé son film vraiment très bien, pour un film américain ! Y a eu l'aire d'avoir énormément de budget et il est parfaitement géré. Le concept du film fait que les cascade ne sont pas surfaite et inutile, et puis c'est toujours très drôle. Sauf qu'en plus de cela, le film part au Groenland puis en Islande puis en Afghanistan ; il nous propose alors des images absolument magnifique. A part cela, il n'y certes rien de transcendant ou de grosse nouveauté, mais as-ton toujours besoin de cela ? Est ce que cela ne peut pas nous suffir, pour une fois de s'imaginer en Walter Mitty à partir sur un coup de tête et vivre de grande aventure au nom de la photographie ! En parlant de photographie, celle que j'ai choisi pour illustrer mon article ressemble beaucoup à la séquence avec l'avion de La mort aux trousses d'Alfred Hitchcock (ok c'est pas le même délire) je trouve. L'histoire n'a d’ailleurs aucun point commun, absolument. Je l'ai finalement beaucoup apprécié, c'est un film pour se détendre, mais avec des beaux plans et de la surprise, en un mot : charmant !




Yves Saint Laurent (Jalil Lespert)
Même si je suis loin d'avoir trouvé ce film brillant, je l'ai aimé, c'est certain. Après j'en attendais tellement de ce film moi ! Yves Saint Laurent est un biopic qui nous donne surtout comme une couleur locale du personnage. On est loin de la docu-fiction ou autre érudition dans le genre, là on nous lance plutôt des images dans la tête, et des défilés sur fond musical d'opéra ! Alors c'est très très beau. Je regrette de ne pas avoir vue un peu plus des inspirations et du travail du maître  Le passage où il crée ses robes Mondriant est par exemple absolument fabuleux. Mon deuxième regret est d'avoir commencé le film déjà dans la réussite, après le propos n'était pas de le voir devenir célèbre ni de raconter sa jeunesse, mais un petit mot la dessus m’aurai plus. Et j'ai été absolument happé par l'acteur principal ! Alors au début je le trouvé un peu bizarre, presque énervant et finalement absolument sexy. Il a une façon d'être et même un physique très spécial et très tentant qui incarne à merveille Monsieur Saint Laurent. Ma seule rage se porte alors sur la voix off, entre guillemet incarné par Guillaume Gallienne que l'on voit partout depuis qu'il a quitté la comédie française, donc cette voix off je la trouve de trop, elle n'apporte rien, elle raconte juste sur un ton presque pathétique qui nous annonce la mort du personnage principal prématurément. Yves Saint Laurent n'est donc pas un chef d'oeuvre à la auteur du talent de l'homme, le vrai, mais reste un bon film à voir.



Nymphomaniac (Lars Von Trier)
Alors je vous avoue que j'ai pas mal hésité sur ce que j'allais faire de ce film : plutôt un petit paragraphe sur le tas ou bien une super chronique ? En vrai je ne sais pas vraiment quoi dire sur ce film pour l'instant. Par ailleurs, avant de voir le deuxième morceau de ce film coupé à la hache, je pense qu'il est intéressant de donner mon avis premier à son propos. Me voilà donc partit pour parler du (sans doute) film sexuel le plus crue que j'ai jamais vue. J'avoue que ce qui m'a attiré au départ, c'est beaucoup la polémique qu'il y a eu dès la sortis de l'affiche. Quoi : montrer des gens en pleins orgasme ... pour les comparer ou juste les voir ou pire, tenter de ressentir la chose ? Parce qu'on peut transmettre le rire, l'excitation aussi, mais la jouissance ? Surtout que Nymphomaniac n'est pas du tout un excitant ! On ne peut pas parler de scène pornographique parce que rien ne donne envie. L'histoire est celle de Jo, interprété à l'heure actuelle par Charlotte Gainsbourg, qui s'auto-proclame nymphomane compulsive et qui nous raconte sa vie sexuelle depuis l'épisode des grenouilles dans la salle de bain ; le tout entrecoupé d'analogie sur la pêche. Alors oui tout celà à l'aire d'un sacré bazars et l'on peut penser que le réalisateur s'est permis de tout faire, du moment que l'on voyait du sexe ! Et c'est dans le fond, peut être un peu l'idée, une grande fresque sexuelle découpé en chapitre. Ce qui m'a surprise, c'est le carton premier expliquant que Lars Von Trier n'est pas du tout responsable (et le désapprouve  on dirai  du montage final, donc du film que nous sommes en train de voir. J'ai apprécié cette initiative qui est quand même d'après moi une prise de risque  Ensuite la surprise se joue sur le début du film, une minute ou deux d'images noires, sans son, sans rien. C'est vraiment cela qui nous plonge dans le film, paradoxalement. Parce que c'est comme les manèges  on a le temps de s'attendre à tout et on en est quand même pris au cœur et mal à l'aise au final. Je voulais dire aussi que j'avais beaucoup apprécié l'actrice qui jouait Jo une bonne partie de sa jeunesse, je la trouve très ressemblante à Effy Stonem dans Skins ; elle a un coté irréel aussi. Une chose notable, c'est la musique, la bande son est incroyable ! Et je vous assure que ce métal allemand sur un fond sexuellement méchant et cru, sa ne laisse pas indifférent  Il y a quelque chose de très puissant la dedans ! Je pense écrire de nouveau sur ce film, quelque chose de plus complet et plus complexe, une fois que j’aurai mangé les deux volumes. En attendant je ne sais donc vraiment pas si je conseillerai ce film. Il est d'après moi une expérience de cinéma et de sexe.


lundi 10 février 2014

"La seule chose que je demande à une statue, c’est qu’elle ne bouge pas" (Salvador Dalí)


"C'est comme la vérité, derrière chaque vérité, il y a une autre vérité et alors laquelle est la vérité, la statue ou la fille ?"


Pator ne saurai donner tord à Hector. Ce sont des citations d'un des (soit disant, d'après Les Cahier du Cinéma) meilleure film de l'année 2013 : La fille du 14 juillet. Je partage assez cet avis. D'après les Inrockuptible ce serai "du grand What The Fuck made in France". Et d'après (plus sérieusement voyons) Antonin Peretjatko, le réalisateur du film, c'est une comédie politique ! Je vous incite tout d'abord et vraiment, à regarder la bande annonce qui est absolument superbe ! Du genre époustouflante ! Pour le reste, c'est un film fou, super ringard, avec Paris, sur les vacances, sur la crise, assez rocambolesque, et tellement joli. C'est du cinéma comme ça que moi je voudrais faire ! 


Je ne sais pas pourquoi je m'égare autant, cette petite bafouille était pour vous dire que ce film et surtout cette première citation, m'a inspiré  une séance photo, à Paris évidemment. Me voici donc "posant" au Jardin des Tuileries, à coté d'une statue. Je n'ai pas gardé l'ambiance coloré-acidulé du film ni la petite robe bleu de Truquette (parce qu'on est pas le 14 juillet les gars !) mais j'espère pouvoir y retourner en été pour en faire un vrai remake. 

Ce shooting photo s'inspire seulement de la citation, que je trouve très très belle. La première photo, en haut, à été prise à peu près deux mois avant les autres et je l'avais déjà publié dans un article photo précédent sur Paris -la plus belle ville du monde, d'après moi- me voici donc de retour là-bas. Je posterai bientôt un article proposant de nouveaux clichés de Paris (j'ai notamment visité le musée d'Art Modern). En attendant voici les deux plus belles photos qui ressortent de cette séance. J'ai choisi d'éditer la photo en noir et blanc parce que je trouve que cela fais ressortir la statut (qui est blanche au dépars) ce qui crée finalement un contraste avec les arbres qui dessinent des lignes verticales en arrières plans. J'ai relativement sur-exposé ces photos pour crée un peu un effet d'expressionnisme comme dans des vieux films allemand de Fritzt Lang par exemple. J'aime énormément les rayons lumineux, presque flous qui proviennent de la droite, derrière les arbres et qui donnent d'après moi un aspect presque honorique, comme une lumière divine.

J'aimerai également dire quelques mots sur ma tenue. Alors je porte une marinière (qui est normalement bleue marine et blanche) parce que je trouve qu'elle renvoi très bien aux années 70 un peu rétro, le tout coupé avec une petite veste en cuir. J'ai dans les cheveux le bandeau noir que je portait dans ma tenue de film noir et blanc, encore un petit clin d’œil vintage, je trouve. (N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les afficher en plus grande)





jeudi 23 janvier 2014

mon idée sur l'enfer


L'ENFER de Henri-Georges Clouzot

L'Enfer c'était l'enfer, il parait. Un truc comme le film le plus cher jamais réalisé. Jamais réalisé au sens propre du terme, ce film n'a jamais atteint la finalité complète. Et je trouve cela effrayant. J'ai été absolument impressionné par ces nombreux, très nombreux essaies, tourné et retourné, donnant à voir des images hypnotique, presque irréel. C'est comme de la drogue, sans drogue. Clouzot à choisit le propos d'un homme jaloux qui devient pire que paranoïaque et lui donne des visions surréaliste, en couleurs pour contraster avec vérité et tout finit vraiment par se mélanger. Le spectateur est loin, le spectateur est dans l'imaginaire torturé du personnages de Marcel, dans un univers psychédélique et terrifiant pleins de couleurs et de personnages aux apparences diabolique. Et tout ça, ce ne sont que des essaies. Je les trouves très en avance sur l'époque, avec des jeux d'hypnoses et de lumière que j'aimerai être capable de produire pour mon propre court métrage de fin d'année (oui j'ai trop d'espoir/ambition, je le sais bien ça) mais j'ai réellement été fasciné par ses nombreuses images transcendantes que l'on croirai tourné dans une autre galaxie. 




Sur toute ces photos extraites de nombreuses bandes d'images filmés, on peut voir surtout l'actrice principale, Romy Schneider, qui joue le rôle d'Odette, la femme de Marcel. C'est elle qui est diabolisé par l'esprit de son mari, sur les images de Clouzot et qui devient une étranges créatures aux lèvres bleues. J'ai eu tendance, un peu bêtement peut être, à l'apparenté à Emma, la copine aux cheveux bleus, dans La vie d'Adèle, je trouve que ce même bleu, qui est une couleurs chaude j'ai envie de dire, renvoi à la même chose et peut être même au même malaise finale, même si malaise n'est pas du tout le mot que je voulais dire. Je trouve en tout cas ce bleu, absolument phénoménale. Il a comme un pouvoir de métamorphosé les gens. Ce qui m'a également évidemment impressionné, ce sont les effets d'optiques ; même un peu vieux jeux aujourd'hui, je trouvent qu'ils vieillissent très bien et qu'ils arrivent parfaitement à capter le regard du spectateur qui s’enfonce profondément à l'intérieur des images, comme si notre cerveau s'enfermait tout seule à l'intérieur. Mais le vrai boum au cœur que j'ai eu s'est fait sur les lumières : le fond noir avec les lumières multicolores tournoyante autour d'Odette qui semble comme transporté. Elle apparaît face à nous comme une vision cauchemardesque et hallucinatoire. 


Au final et de mon point de vue personnel et sans intérêt je suppose, je pense que le film est devenue surtout une expérience pour son réalisateur et une expérience presque de drogue, si je puis dire. Je pense que ce genre d'images peuvent rendre fou. C'est pourquoi je pense aussi que le film final aurait été un merveilleux chef d'oeuvre. J'ai le regret sincère et profond de ne jamais pouvoir voir ce film qui aurait été je le crois une vrai perle du cinéma expérimental signant une réussite. Finalement la réussite n'est pas signé et je ne sais plus trop quoi en penser. Ce film s'affiche finalement comme des rush sans fin, abandonnée comme si l’ouvres étaient infini et qu'elle devait n'être qu'un ensemble d'images obsédante. Ces images sont pour moi un véritable tournant dans ma culture cinématographique. J'aimerai un jour pouvoir réalisé un film dans ce genre là, car c'est notamment pour ce genre d'expérience visuelle et auditive que je voudrai faire du cinéma.






• des essaies réalisé pour le film : http://www.youtube.com/watch?v=iqzXl0fag2w
• le documentaire (complet - en sept parties) réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea  : http://www.dailymotion.com/video/xw94cz_l-enfer-d-henri-georges-clouzot-1-7-deutsche-untertitel_shortfilms